L’autorité parentale à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale 

25/10/2023

Alors que l’UNFF ne cesse de demander la suspension de l’autorité parentale du père / mère meurtrier de son conjoint, entre la date du crime et celle du jugement aux Assises, afin de protéger l’intérêt des enfants, victimes eux aussi, voici qu’une proposition loi permettrait à un parent qui abuserait de l’image de ses enfants sur les réseaux sociaux, de se voir retirer l’exercice spécifique de l’autorité parentale numérique.

Si ce projet était adopté, cela nous conduirait aux interrogations suivantes:

– le fait qu’un parent commette un crime sur l’autre parent, qui peut être considéré comme étant l’acte le plus violent qui soit à l’égard des enfants, ne devrait il pas, dans ce cas, bénéficier de la suspension a minima de l’autorité parentale, en attendant que la justice se prononce sur la culpabilité du meurtrier/ère et sur son retrait éventuel de cette autorité?

– Est-il possible de découper l’exercice de l’autorité parentale? Là encore , un parent qui sur exposerait son enfant sur les réseaux sociaux est il en capacité d’exercer par ailleurs son autorité parentale dans tous les nombreux autres domaines qu’elle recouvre: santé, éducation….

Rappelons que seul l’intérêt des enfants prime .

On ne peut pas être un bon père si on est un mari violent, on ne peut pas non plus être partiellement un bon parent.

Il faut avoir le courage de reconnaître que l’intérêt de l’enfant prime sur l’autorité du géniteur/trice.

L’état catastrophique dans lequel se trouve notre pays dans le domaine de la santé psychologique, notamment concernant les enfants, devrait amener les juges et le législateur à minimiser la violence que peuvent subir les enfants soumis à l’autorité d’un parent qui a failli.

En savoir plus sur la déchéance d’autorité parentale numérique.

Signer la pétition pour la création d’un statut de victime pour les enfants et la famille des femmes victimes de féminicides